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L'automne est là, bien installée, le gris aussi et la pluie . Préparant l'hiver certainement . On s'emmitoufle dans son écharpe, on tient son parapluie à deux mains en espérant qu'il ne cède pas . On ferme la voiture, on vérifie, deux , trois fois parce qu'on a tendance à penser à autre chose ce qui fait qu'on ne se souvient plus si on l'a fait . On saute au dessus des flaques, les talons claquent sur le bitume, on se dépêche, on ferme les yeux et on souffle . Les dernières feuilles se décrochent et s'envolent au loin portées, légères, par le vent . On finit par courir, par fermer le parapluie finalement inutile, qui n'était qu'à la merci de la tempête . Triste réalité . On franchit enfin le seuil, les joues rougissent sous la chaleur, les yeux s'écarquillent et le visage est serein . On sourit . Une odeur de chocolat chaud nous accueille, on se dirige machinalement vers elle, on s'assoie dans le canapé, une couverture . On se réchauffe. C'est maintenant, c'est à ce moment là que l'on se dit:
Je me contente de peu, pour être bien !




